Éjaculation précoce
Comprendre les mécanismes et reprendre le contrôle avec un sexologue
L'éjaculation précoce se caractérise par la survenue d'une éjaculation plus rapidement que souhaité, associée à l'impression de ne pas pouvoir en contrôler le moment. Ce phénomène devient un problème lorsqu'il engendre de la détresse, une baisse de confiance en soi, de la frustration ou des tensions conjugales pouvant mener à l'évitement de l'intimité sexuelle.
Rassurez-vous, il s'agit d’une des préoccupations sexuelles les plus fréquentes pour laquelle il existe de nombreuses solutions thérapeutiques très efficaces.
Ludovic Blecot, sexologue clinicien
- Rendez-vous en visio ou au cabinet à Lille
- Des exercices et un accompagnement (...)
- Reprenez le contrôle sur votre sexualité
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L'éjaculation précoce, c'est quoi ?
L'éjaculation précoce se définit en pratique comme une éjaculation qui survient plus rapidement que souhaité, accompagnée d'un sentiment d'incapacité à la contrôler ou à la retarder. Cette situation est considérée comme un véritable trouble clinique lorsqu'elle génère de la frustration, de l'insatisfaction sexuelle ou une détresse psychologique pour l'homme ou pour son couple.
L'éjaculation se déclenche très rapidement (parfois même avant la pénétration) avec une incapacité marquée à repérer ou à maîtriser le "point de non-retour" pour la retarder
L'homme a tendance à réduire la fréquence des rapports sexuels, à fuir l'intimité, ou même à hésiter à nouer de nouvelles relations amoureuses pour éviter d'être à nouveau confronté à l'échec
Une forte anxiété anticipatoire s'installe avant même le rapport sexuel, créant un cercle vicieux où la peur d'échouer précipite encore davantage le réflexe éjaculatoire
Le patient éprouve souvent un sentiment de dévalorisation, de culpabilité, d'échec personnel, allant parfois jusqu'à douter de sa propre virilité ou à ressentir des symptômes dépressifs
L'homme vit souvent la situation de manière plus dramatique que sa compagne. Il a tendance à surestimer l'insatisfaction de celle-ci et vit avec la crainte latente d'être rejeté ou quitté
La situation génère des frustrations de part et d'autre, des malentendus ou des reproches qui détériorent le lien du couple, poussant l'homme à s'isoler ou à cesser de communiquer
Face à cette dynamique, la partenaire peut finir par se désinvestir de la relation sexuelle, développer une baisse de désir, ou rencontrer elle-même des difficultés d'ordre orgasmique
La thérapie vous aide à vous reconnecter sereinement à vos sensations et à lâcher prise sur la performance, afin de restaurer la confiance mutuelle et de refaire de l'intimité un véritable espace de complicité amoureuse.
Comprendre d'où ça vient pour pouvoir y mettre fin
L'apparition d'une difficulté à contrôler son excitation est souvent multifactorielle. Elle résulte généralement d'une combinaison d'éléments comportementaux, psychologiques, relationnels et parfois physiques. Voici les facteurs les plus fréquemment observés :
Si votre difficulté est apparue de manière assez soudaine après une période de vie sexuelle tout à fait satisfaisante (ce que l'on appelle une éjaculation précoce secondaire), un avis médical en parallèle est utile. Cette démarche est d'autant plus recommandée si ce changement récent s'accompagne d'autres symptômes, tels que des douleurs au moment d'éjaculer, des envies urgentes ou fréquentes d'uriner, ou une baisse de la qualité de vos érections. Une simple consultation chez votre médecin généraliste ou un urologue permettra d'exclure ou de traiter une éventuelle cause organique (comme une infection de la prostate ou un dérèglement de la thyroïde), vous permettant ainsi de poursuivre l'approche sexothérapeutique avec une totale tranquillité d'esprit.
Les étapes de l’accompagnement avec un sexothérapeute
L’accompagnement en sexothérapie est une démarche structurée et collaborative, qui s'adapte à votre rythme et peut tout à fait se réaliser en cabinet ou à distance par téléconsultation (visio).
Comment réserver ?
- Choisissez un créneau : Sélectionnez la date et l'heure qui s'intègrent le mieux dans votre emploi du temps directement sur l'agenda en ligne.
- Validez vos informations : Confirmez votre réservation en créant votre espace patient sécurisé.
- Recevez le lien visio : Vous recevrez par courriel le lien la veille et 15 min avant votre rendez-vous.
Questions fréquentes
Est-ce que l’éjaculation précoce est fréquente ?
L'éjaculation précoce est la dysfonction sexuelle masculine la plus courante. Bien que les pourcentages varient selon les critères d'évaluation des études, on estime de façon consensuelle qu'elle touche entre 15 % et 30 % des hommes de façon régulière, et certains chiffres indiquent que jusqu'à 40 % des hommes peuvent en faire l'expérience de manière occasionnelle.
Faut-il venir seul ou à deux ?
Il est tout à fait possible de venir consulter seul ou à deux. Cependant, il est toujours très intéressant d'impliquer votre partenaire dans la démarche. En effet, le travail thérapeutique se divise souvent en deux volets : une partie des exercices pratiques se réalise seul tandis qu'une autre partie des exercices peut se pratiquer à deux.
Combien de séances faut-il en général ?
Il est très difficile de répondre à cette question, chacun est différent. Un accompagnement classique en sexothérapie nécessite généralement entre 6 et 12 consultations. Ce rythme, avec un espacement adéquat entre chaque séance, vous laisse le temps d'assimiler les apprentissages psychologiques et de mettre en pratique les exercices chez vous.
Et si cela vient surtout du stress ou de l’anxiété ?
C'est un mécanisme central et très fréquent. L'anxiété de performance (la peur de l'échec ou d'aller trop vite) active fortement votre système nerveux sympathique, ce qui a pour effet direct et mécanique d'accélérer le réflexe éjaculatoire. Le travail thérapeutique s'attaque précisément à ce cercle vicieux de l'angoisse en vous apprenant à faire baisser la pression via une reconnexion au plaisir en dehors de la stricte recherche de performance.
Existe-t-il des solutions médicales ?
Oui, des solutions pharmacologiques existent pour vous aider de manière ponctuelle ou prolongée. On retrouve des crèmes ou sprays anesthésiants locaux (à base de lidocaïne par exemple) destinés à réduire la sensibilité du gland. Il existe également des traitements par voie orale, comme la dapoxétine (Priligy) ou certains antidépresseurs utilisés à faible dose, qui ont la propriété de retarder le réflexe éjaculatoire en agissant sur la sérotonine. Ces aides médicales sont souvent d'autant plus efficaces lorsqu'elles sont combinées à l'approche sexothérapeutique.
Que faire entre les séances pour progresser ?
Le travail personnel entre les consultations est indispensable. Vous serez amené à réaliser des exercices pratiques réguliers.
