Éjaculation retardée et anéjaculation : retrouver l'accès à l'orgasme et au lâcher-prise
L'éjaculation retardée ou son absence totale (anéjaculation) se traduit par une difficulté sévère, voire une impossibilité à atteindre l'orgasme et à éjaculer, malgré un désir présent et une érection maintenue. Ce blocage, souvent source d'épuisement physique et de frustration, transforme peu à peu le rapport sexuel en une épreuve d'endurance. Il est cependant possible d'apprendre à lever ces freins, de modifier ses habitudes de stimulation et de retrouver un lâcher-prise propice à l'abandon sexuel.
En tant que sexologue clinicien, je vous propose un accompagnement spécifiquement dédié aux causes psychogènes et comportementales de ces difficultés, pour vous aider à retrouver une sexualité fluide.
Ludovic Blecot, sexologue clinicien
- Rendez-vous en visio ou au cabinet à Lille
- Une progression en douceur pour restaurer votre sécurité corporelle sans jamais forcer
- Reprenez le contrôle sur votre sexualité
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Définition et signes fréquents
L'éjaculation retardée est un trouble sexuel où le réflexe éjaculatoire survient anormalement tard (souvent évalué au-delà de 25 à 30 minutes de pénétration), provoquant un épuisement ou une irritation des muqueuses qui pousse parfois l'homme à abandonner le rapport. L'anéjaculation coïtale désigne quant à elle l'impossibilité totale d'éjaculer et d'atteindre l'orgasme avec un partenaire, alors que la phase d'excitation est normale et que l'érection est maintenue.
Plusieurs signes fréquents caractérisent cette difficulté :
Une fatigue intense liée à la durée excessive du rapport sexuel avant de pouvoir, éventuellement, relâcher la tension.
Une focalisation extrême et anxieuse sur le plaisir et les orgasmes de la partenaire, au détriment de l'écoute de ses propres sensations corporelles.
La partenaire peut se sentir non désirée, se remettre en question, ou développer des craintes face à ce blocage.
L'impossibilité d'atteindre l'orgasme lors de la pénétration avec la partenaire, bien que l'éjaculation reste souvent possible (voire facile) lors de la masturbation solitaire.
La présence de pensées distrayantes ou d'une observation de soi (le rôle de spectateur) qui coupe l'homme de son ressenti physique et bloque le seuil orgasmique.
Une diminution progressive du désir d'avoir des rapports sexuels par anticipation de la fatigue, de l'échec ou de la frustration.
L'objectif thérapeutique n'est pas de vous forcer à éjaculer à tout prix comme un acte mécanique, mais de vous aider à identifier les schémas qui empêchent votre système nerveux de s'abandonner, et de réapprendre à moduler votre excitation sereinement.
Pourquoi ça arrive
Les difficultés ou l'impossibilité d'éjaculer reposent souvent sur des facteurs multifactoriels complexes. Lorsque le corps fonctionne parfaitement par ailleurs, ce trouble trouve ses racines dans des apprentissages, des habitudes ou une dynamique relationnelle bloquante.
L’accompagnement avec un sexologue
L'accompagnement en sexothérapie vous offre un cadre structuré et bienveillant, réalisable en cabinet ou à distance par téléconsultation (visio), pour vous aider à assouplir vos schémas d'excitation.
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Questions fréquentes
Est-ce que l'anéjaculation est un problème fréquent ?
Non, c'est un motif de consultation beaucoup plus rare que l'éjaculation précoce. L'éjaculation retardée et l'anéjaculation touchent approximativement 1 à 3 % des hommes. Cependant, sa rareté n'enlève rien à la grande souffrance psychologique et à l'usure relationnelle qu'elle génère. Elle mérite une prise en charge sexologique sérieuse.
Pourquoi est-ce que j'y arrive seul, mais pas avec ma partenaire ?
Ce phénomène n'est généralement pas lié à un manque d'amour ou de désir pour votre partenaire. Il s'agit très souvent d'un problème de "conditionnement" comportemental. Par l'habitude, vous avez pu développer une technique d'auto-stimulation très exigeante (une pression très forte, un rythme particulier) que le milieu vaginal, plus souple, ne peut pas reproduire. Votre système nerveux a besoin d'être "rééduqué" à des stimuli plus doux.
Combien de temps faut-il pour se débloquer ?
Le traitement demande de la patience et un réel investissement. Si votre trouble est d'origine comportementale, nous devrons probablement casser vos habitudes ancrées, ce qui implique parfois d'arrêter toute masturbation pendant une période allant de 14 à 60 jours pour restaurer votre sensibilité naturelle.
Mes médicaments peuvent-ils être la cause de ce blocage ?
Absolument. De nombreux traitements médicaux, et plus particulièrement les antidépresseurs de type inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS), ont pour effet secondaire bien connu de retarder ou de bloquer l'éjaculation. Si vous prenez ce type de traitement, il est impératif d'en parler à votre médecin prescripteur. En sexothérapie, nous n'agissons que sur la sphère psychogène et comportementale.
Faut-il consulter seul ou en couple ?
Le travail peut commencer de manière individuelle pour explorer vos habitudes d'auto-stimulation et vos blocages profonds. Toutefois, la présence de la partenaire est très souvent bénéfique. Cela permet de la rassurer, de supprimer la pression de performance qu'elle pourrait involontairement vous imposer, et d'apprendre à lui communiquer les stimulations dont vous avez réellement besoin pour lâcher prise.
