Éjaculation retardéemécanismes et avancer pas à pas
Le vaginisme se caractérise par une impossibilité ou une grande difficulté à vivre une pénétration vaginale, souvent liée à une contraction musculaire involontaire et à l'appréhension de la douleur. Il n'y a aucune norme de réussite ou de calendrier imposé pour votre intimité. Cette situation devient un motif de consultation lorsqu'elle engendre une détresse personnelle, un sentiment d'isolement ou des tensions au sein de votre couple. Rassurez-vous, il est tout à fait possible d'évoluer vers une sexualité plus confortable et apaisée, grâce à un accompagnement thérapeutique progressif, bienveillant et strictement adapté à vos limites.
Vous n'êtes pas seule face à cette difficulté. Mon rôle de sexothérapeute est de vous accompagner à votre propre rythme, dans le respect absolu de votre sécurité corporelle, sans jamais aucune pression.
Ludovic Blecot, sexologue clinicien
- Rendez-vous en visio ou au cabinet à Lille
- Une progression en douceur pour restaurer votre sécurité corporelle sans jamais forcer
- Reprenez le contrôle sur votre sexualité
2 avis
Définition et signes fréquents
Le vaginisme se définit par une contraction ou un resserrement involontaire des muscles du plancher pelvien entourant l'entrée du vagin. Ce réflexe corporel de protection rend la pénétration (qu'il s'agisse d'un rapport sexuel, de l'usage d'un tampon ou d'un examen gynécologique) difficile, inconfortable, voire totalement impossible.
Voici les signes et les répercussions les plus fréquemment observés en consultation :
Les muscles périnéaux se crispent de manière automatique lors d'une tentative ou d'une anticipation de pénétration.
Une peur marquée s'installe avant même le rapprochement intime, créant un cycle où l'appréhension majore la tension musculaire.
Cette situation génère souvent une véritable souffrance psychologique, une baisse de l'estime de soi, un sentiment de honte ou une dévalorisation de son image corporelle.
Les essais de pénétration provoquent souvent des tensions, un inconfort marqué ou des douleurs aiguës.
Pour se protéger de la douleur, il est très fréquent de fuir progressivement les situations intimes et d'éviter les relations sexuelles.
Le trouble entraîne fréquemment des difficultés interpersonnelles, suscitant des malentendus, un sentiment d'impuissance ou de la frustration au sein du couple.
L’objectif thérapeutique ne s'inscrit dans aucune logique de performance. L'accompagnement vise avant tout à restaurer votre sécurité corporelle et à apaiser l'anxiété d'anticipation afin d'obtenir, pas à pas, une pénétration sans douleur. Le but ultime de cette démarche est de vous réconcilier avec vos sensations pour restaurer le caractère pleinement plaisant et confortable de vos échanges intimes.
Pourquoi ça arrive
Le vaginisme est souvent multifactoriel. Il est rare qu'un élément isolé explique à lui seul cette réaction du corps. Il est surtout fondamental de comprendre que cette difficulté n'est pas uniquement psychologique. Elle résulte le plus souvent d'une combinaison complexe de mécanismes biologiques d'apprentissage, d'éléments émotionnels, relationnels et physiques.
Voici les facteurs qui peuvent entrer en jeu et se combiner :
Un avis médical en parallèle est toujours très utile. Une consultation avec votre médecin traitant ou votre gynécologue permettra de réaliser un examen clinique afin d'exclure formellement ou de soigner une cause organique, infectieuse ou inflammatoire sous-jacente (comme une dermatose ou de l'endométriose). Cette étape est essentielle et souvent très rassurante. Elle permet de s'assurer qu'aucune fragilité tissulaire ne subsiste, vous autorisant ainsi à entamer le travail sexothérapeutique avec la certitude que votre corps est prêt à avancer.
L’accompagnement avec un sexologue
L'accompagnement en sexothérapie est une démarche structurée, sérieuse et particulièrement progressive. Elle s'ajuste rigoureusement à votre seuil de tolérance et ne brusque jamais vos limites. Ce travail collaboratif s'effectue de manière tout à fait fluide, que ce soit à mon cabinet ou à distance par téléconsultation (visio).
À l'issue de chaque séance, vous repartez avec : un plan clair un exercice concret entre les séances des indicateurs de progression
Comment réserver ?
En téléconsultation partout en France, en francophonie, ou à mon cabinet à Lille.
- Choisissez
Téléconsultation ou consultation à mon cabinet. - Réservez
Sélectionnez votre créneau parmi les disponibilités affichées, puis créez votre compte patient. - Confirmations
Confirmation immédiate, rappel la veille, puis lien de téléconsultation renvoyé aussi 1 heure avant.
À Lille aussi
Pour les personnes du Nord, du Pas-de-Calais ou de Belgique, les consultations à mon cabinet sont possibles sur les mêmes créneaux.
Questions fréquentes
Combien coûte la consultation avec votre sexologue Ludovic Blécot ?
La consultation avec votre sexologue est à partir de 90€ la séance. Les téléconsultations et les consultations en cabinet sont aux mêmes tarifs. Vous pouvez consulter les tarifs d'un rendez-vous de sexologie.
Combien de temps dure la consultation ?
La consultation dure 45 minutes aussi bien en cabinet qu'à distance.
Quels sont les problèmes les plus courants pour lesquels fait-on appel à un sexologue ?
Les dysfonctions sexuelles (troubles du désir, troubles de l'orgasme, hypersexualisé et addiction sexuelle ...) et les questionnements sur la sexualité humaine sont les principaux motifs de consultation.
Quelle(s) question(s) à poser à un sexologue ?
Toutes les questions qui vous paraissent importantes. Consulter, c’est faire la démarche difficile de se confier à un inconnu. Poser des questions permet d’en apprendre un peu plus sur son sexologue. Quelle est sa formation ? Quelles sont ces méthodes thérapeutiques ? Etc. Il pourrait répondre à toutes vos questions d’ordre professionnel
Est-ce qu'une consultation avec un sexologue est remboursée ?
La sécurité sociale ne rembourse pas la sexothérapie. Il en est de même pour la thérapie de couple. Si cela n’est pas encore majoritaire, de plus en plus de mutuelles prennent la mesure de l’importe de pouvoir consulter un sexologue. Ainsi, certaines commencent à prendre en charge la consultation. Vous pouvez voir cela en amont du rendez-vous. Dans tous les cas, je vous transmettrais une facture à l’issue de la consultation, que vous pourrez envoyer à votre mutuelle.
La téléconsultation permet d'accueillir des patients francophones de France et du monde entier. Pour les résidents de Wallonie et Bruxelles, un accord avec la SSUB garantit le remboursement par de nombreuses mutuelles.
Faut-il venir préparer lors de la première consultation ?
Que l’on se repasse en boucle dans sa tête ce qu’on souhaite aborder ou que l’on arrive avec une liste point par point, on se prépare toujours à notre façon pour la première consultation. Venez comme vous le sentez. L’enjeu de la première consultation est de se rencontrer et de dresser le tableau de qui vous êtes et des difficultés que vous rencontre.
Quelles sont les démarches pour une intervention en école pour parler d'éducation et de sexualité ?
L’éducation à la sexualité, obligatoire dans les établissements scolaires français, est une mission que les sexologues peuvent accomplir en fonction de leur formation. Leur expertise contribue à un apprentissage responsable et respectueux. Pour plus d’informations ou pour prendre contact, veuillez consulter la page ‘Intervention’ sur notre site et utiliser le formulaire de contact.
Quand devrais-je consulter un sexothérapeute ?
Dès que vous en ressentez le besoin. Vous pouvez consulter dès les premiers symptômes, si ceux-ci sont déjà bien installés ou si cela fait des années que vous souffrez en silence.
Quels traitements un sexothérapeute peut-il proposer aux jeunes hommes souffrant de problèmes d'érection ?
Tout dépendra du diagnostic. Néanmoins, proportionnellement, plus on est jeune, plus les causes de la dysfonction érectile sont psychogènes. Un accompagnement psychosexothérapeutique, de l’ordre des thérapies brèves, peut être indiqué.
Quelles sont les options de traitement proposées par un sexothérapeute pour les hommes de plus de 50 ans souffrant de dysfonction érectile ?
L’arsenal thérapeutique du sexologue inclut des médicaments comme le Viagra, le Cialis ou le Levitra, prescrits en collaboration avec un médecin généraliste. En plus des traitements médicamenteux, il propose la sexothérapie intégrative, qui combine techniques psychologiques et comportementales pour améliorer la vie sexuelle et gérer le stress, favorisant ainsi une érection satisfaisante. Des options comme les injections intracaverneuses ou l’implant pénien peuvent aussi être considérées.
Quels sont les principaux facteurs de risque des problèmes d'érection ?
Les principaux facteurs de risque des problèmes d'érection incluent l'âge, les maladies chroniques telles que le diabète et l'hypertension, ainsi que des modes de vie sédentaires, le stress, la consommation excessive d'alcool, de drogues et le tabagisme. Des troubles hormonaux et des problèmes de circulation sanguine peuvent également contribuer à ces dysfonctionnements..
Quel est l'impact du stress et de l'anxiété sur les problèmes d'érection chez les jeunes hommes ?
Le stress et l'anxiété peuvent significativement affecter les problèmes d'érection chez les jeunes hommes en perturbant la montée de l'excitation sexuelle. Ces facteurs psychogènes peuvent entraîner des difficultés à obtenir ou maintenir une érection, souvent exacerbées par la peur de l'échec, créant un cercle vicieux qui aggrave les dysfonctionnements érectiles. Des techniques de relaxation et la gestion du stress sont souvent recommandées.
Quelles sont les options de traitement en sexothérapie pour les hommes de plus de 50 ans souffrant de dysfonction érectile ?
Les options de traitement en sexothérapie pour les hommes de plus de 50 ans incluent les inhibiteurs de la PDE5 (Viagra, Cialis), la pompe à pénis, les injections intracaverneuses, l’implant pénien et la sexothérapie pour améliorer la fonction sexuelle et gérer les aspects émotionnels de la dysfonction érectile. Un diagnostic précis est essentiel pour adapter les traitements en fonction des causes organiques.
Puis-je consulter en ligne même si je vis à l’étranger ?
Oui, les téléconsultations sont accessibles depuis n’importe quel pays (en Union européenne et hors UE). Tant que vous disposez d’une connexion Internet stable, vous pouvez consulter à distance, où que vous soyez. Le cabinet en ligne accueille régulièrement des patient·es francophones vivant hors de France. Prêtez attention à bien entrer l’indication pays de votre numéro de téléphone (+32, +261, …) lors de la réservation de votre créneau.
Quels sont les moyens de paiement acceptés pour régler une téléconsultation ?
Les cartes bancaires acceptées sont : Visa, Visa Électron, V Pay, Mastercard et Maestro.
La téléconsultation est-elle adaptée aux personnes timides ou anxieuses ?
Oui, de nombreuses personnes trouvent qu’échanger depuis un lieu familier aide à se sentir plus à l’aise pour parler de sujets intimes. La téléconsultation peut ainsi offrir un cadre plus rassurant pour débuter un accompagnement.
Est-ce que l’éjaculation précoce est fréquente ?
L'éjaculation précoce est la dysfonction sexuelle masculine la plus courante. Bien que les pourcentages varient selon les critères d'évaluation des études, on estime de façon consensuelle qu'elle touche entre 15 % et 30 % des hommes de façon régulière, et certains chiffres indiquent que jusqu'à 40 % des hommes peuvent en faire l'expérience de manière occasionnelle.
Faut-il venir seul ou à deux ?
Il est tout à fait possible de venir consulter seul ou à deux. Cependant, il est toujours très intéressant d'impliquer votre partenaire dans la démarche. En effet, le travail thérapeutique se divise souvent en deux volets : une partie des exercices pratiques se réalise seul tandis qu'une autre partie des exercices peut se pratiquer à deux.
Combien de séances faut-il en général ?
Il est très difficile de répondre à cette question, chacun est différent. Un accompagnement classique en sexothérapie nécessite généralement entre 6 et 12 consultations. Ce rythme, avec un espacement adéquat entre chaque séance, vous laisse le temps d'assimiler les apprentissages psychologiques et de mettre en pratique les exercices chez vous.
Et si cela vient surtout du stress ou de l’anxiété ?
C'est un mécanisme central et très fréquent. L'anxiété de performance (la peur de l'échec ou d'aller trop vite) active fortement votre système nerveux sympathique, ce qui a pour effet direct et mécanique d'accélérer le réflexe éjaculatoire. Le travail thérapeutique s'attaque précisément à ce cercle vicieux de l'angoisse en vous apprenant à faire baisser la pression via une reconnexion au plaisir en dehors de la stricte recherche de performance.
Existe-t-il des solutions médicales ?
Oui, des solutions pharmacologiques existent pour vous aider de manière ponctuelle ou prolongée. On retrouve des crèmes ou sprays anesthésiants locaux (à base de lidocaïne par exemple) destinés à réduire la sensibilité du gland. Il existe également des traitements par voie orale, comme la dapoxétine (Priligy) ou certains antidépresseurs utilisés à faible dose, qui ont la propriété de retarder le réflexe éjaculatoire en agissant sur la sérotonine. Ces aides médicales sont souvent d'autant plus efficaces lorsqu'elles sont combinées à l'approche sexothérapeutique.
Que faire entre les séances pour progresser ?
Le travail personnel entre les consultations est indispensable. Vous serez amené à réaliser des exercices pratiques réguliers.
Notre problème est la communication, pourquoi consulter un sexologue ?
La communication, la sécurité affective et la sexualité sont intimement articulées. Les disputes répétées, les non-dits et l'agressivité détruisent la confiance nécessaire au lâcher-prise. Le sexologue clinicien mobilise la thérapie de couple comme un outil spécifique pour restaurer cette sécurité relationnelle, car c'est la condition indispensable pour débloquer ensuite le désir et recréer une intimité sexuelle épanouie.
Faut-il nécessairement venir à deux ?
Pour des difficultés de communication, le travail conjoint est souvent le plus pertinent car le problème est hautement interactionnel. Cependant, le cadre est flexible. Il est tout à fait possible d'aménager des séances individuelles en alternance pour permettre à chacun de s'exprimer librement sur ses propres blocages et de travailler sur son histoire personnelle en toute sécurité.
Allez-vous nous dire qui a tort ou raison ?
Absolument pas. L'approche clinique systémique repose sur la notion de "causalité circulaire", ce qui signifie qu'il n'y a ni coupable ni victime. Le but de la consultation n'est jamais d'être un arbitre. L'enjeu est d'observer avec neutralité comment vous interagissez, de comprendre ce qui bloque de part et d'autre, et de vous aider à modifier ensemble ce système de communication.
Combien de séances sont nécessaires en moyenne ?
Un accompagnement de ce type se déroule généralement sur le court ou moyen terme, nécessitant souvent entre 6 et 12 consultations. Ce rythme, espacé de manière adaptée, vous laisse le temps d'assimiler les nouveaux outils de dialogue et de les mettre en pratique dans votre quotidien.
Et si nos disputes sont surtout causées par le stress du travail ou des enfants ?
C'est un phénomène très classique. Le stress externe contamine fréquemment la vie intime et augmente la probabilité d'escalade des conflits. Une part importante de l'accompagnement consistera justement à identifier ces sources de stress pour vous apprendre à y faire front ensemble, en équipe, plutôt que de vous diviser.
L'hypersexualité est-elle vraiment une "maladie" ou juste une libido forte ?
Une libido naturellement élevée permet une sexualité fréquente, choisie, et qui apporte de la satisfaction et de l'énergie. L'hypersexualité (ou compulsion sexuelle) se définit avant tout par la notion de perte de contrôle et de souffrance. Le sexe devient un besoin mécanique, impérieux, souvent dénué de plaisir authentique, et utilisé pour « anesthésier » une angoisse ou un mal-être. C’est cette perte de liberté et l'accumulation de conséquences néfastes sur votre vie qui justifient une prise en charge.
Suis-je obligé·e d'arrêter totalement toute sexualité ?
Absolument pas. Contrairement aux addictions aux substances (comme l'alcool) où l'abstinence totale et définitive est souvent la règle, l'objectif en sexothérapie est le retour à une sexualité intégrée, saine et épanouissante. Nous pourrons bien sûr instaurer des périodes d'abstinence stratégiques et ciblées (sur un comportement précis qui pose problème, comme la pornographie ou la drague sur internet) afin de "sevrer" temporairement le circuit de la récompense, mais le but final est de vous réconcilier avec votre désir sans que celui-ci ne vous tyrannise.
Puis-je venir avec mon ou ma partenaire ?
Les conséquences d'une perte de contrôle sexuel (tout particulièrement s'il y a eu des infidélités répétées, des conduites à risques ou du mensonge) provoquent souvent un véritable traumatisme de trahison chez le ou la partenaire. La démarche thérapeutique principale s'effectue donc en individuel, car il s'agit de traiter votre fonctionnement pulsionnel propre. Toutefois, intégrer ponctuellement votre partenaire peut s'avérer extrêmement précieux dans un second temps, pour restaurer la communication, apaiser les craintes mutuelles et reconstruire progressivement la confiance au sein de votre couple.
Un sexothérapeute peut-il suffire pour traiter cette problématique ?
La sexothérapie est indispensable pour traiter directement et concrètement le symptôme sexuel, identifier vos déclencheurs érotiques et modifier les comportements compulsifs. Mon approche est donc pragmatique, centrée sur la régulation du comportement sexuel "ici et maintenant". Cependant, l'hypersexualité s'ancre extrêmement souvent dans des fragilités psychologiques profondes (dépression, traumatismes, anxiété sévère). Si la compulsion masque une souffrance psychique majeure, un travail en pluridisciplinarité avec un psychologue (pour traiter les causes profondes) ou un psychiatre vous sera vivement recommandé pour garantir votre équilibre global.
Comment résister quand l'envie est trop forte ?
C’est tout l’enjeu central de la thérapie. Le craving s'apparente à une vague d’urgence émotionnelle qui monte violemment, mais qui finit toujours par redescendre si on ne la nourrit pas. En consultation, nous travaillons sur des techniques concrètes (comme le contrôle des stimuli, la pleine conscience et la requalification de l'émotion) pour vous apprendre à tolérer cette urgence physiologique sans devoir passer à l'acte. Vous apprendrez à identifier ce que vous cherchez réellement à apaiser à ce moment précis (besoin de réconfort, fuite de l'ennui, tristesse) pour pouvoir y répondre de manière saine et adaptée.
Est-ce que c'est "dans ma tête" ?
Absolument pas, la douleur que vous ressentez est bien réelle. Même si l'origine initiale était purement physique (comme une petite infection désormais guérie), le cerveau possède une mémoire de la douleur. Il a associé la pénétration au danger, déclenchant ainsi une tension musculaire réflexe et un assèchement des muqueuses qui recréent la douleur à chaque tentative. La sexothérapie ne nie pas votre douleur ; elle agit précisément sur ce système d'alarme nerveux pour le désactiver.
Quelle est la différence entre dyspareunie et vaginisme ?
Ces deux troubles font partie de la même grande famille des "troubles de la douleur génito-pelvienne". La dyspareunie est une douleur (brûlure, pointe) ressentie pendant le rapport ou la pénétration, tandis que le vaginisme se caractérise par une contraction involontaire des muscles qui rend la pénétration littéralement impossible. Cependant, ils sont souvent liés sur un continuum : une femme souffrant de dyspareunie non soignée développe très souvent un vaginisme secondaire (le corps se verrouillant par anticipation de la douleur).
Dois-je arrêter d'avoir des relations intimes ?
Il est fondamental d'arrêter les relations sexuelles pénétratives qui vous font mal, car l'acharnement aggrave le traumatisme tissulaire et psychologique. En revanche, il ne faut surtout pas arrêter l'intimité ! Vous êtes vivement encouragée à maintenir les caresses, les massages, l'affection et d'autres formes de sexualité qui n'impliquent aucune pénétration. C'est ce qui permettra de conserver la connexion avec votre partenaire et d'empêcher la chute complète du désir sexuel.
Faut-il venir seule ou en couple ?
Les deux approches sont pertinentes. Commencer la démarche seule est souvent très utile pour comprendre votre douleur, aborder l'histoire de votre corps et vous libérer d'une éventuelle gêne. Dans un second temps, intégrer votre partenaire est fortement recommandé. Face à la douleur, le partenaire est souvent désemparé. L'impliquer permet de rétablir la communication, de lui expliquer les exercices pratiques (comme la focalisation sensorielle) et d'avancer en équipe.
En quoi consistent les exercices à la maison ?
Le but des exercices est de rééduquer votre système sensoriel sans déclencher l'anxiété. Nous commencerons par des techniques de relaxation pour apprendre à relâcher le plancher pelvien. Ensuite, via la technique de la "focalisation sensorielle", vous pratiquerez des exercices de toucher très progressifs (seule, puis avec votre partenaire), en excluant strictement la pénétration dans un premier temps. Cela permet de ressentir à nouveau le contact comme une source de plaisir et de curiosité, et non plus comme une menace.
Est-ce normal de n'avoir jamais eu d'orgasme de ma vie ?
Oui, c'est ce que l'on appelle une anorgasmie primaire, et c'est une situation clinique fréquente. L'orgasme n'est pas toujours un réflexe inné qui se déclenche par magie ; c'est une réponse physiologique qui nécessite un apprentissage. Si vous n'avez jamais exploré votre corps (masturbation), que votre éducation a mis un tabou sur le plaisir, ou que votre imaginaire érotique est bloqué, il est tout à fait logique que la connexion ne se fasse pas avec un partenaire. C'est une compétence qui s'apprend à tout âge en thérapie.
Faut-il absolument réussir à avoir un orgasme "vaginal" ?
Non, et cette idée reçue cause énormément de dégâts psychologiques. Sur le plan anatomique, le moteur principal du plaisir féminin reste le clitoris. Seule une minorité de femmes atteint l'orgasme uniquement par la pénétration vaginale sans stimulation clitoridienne directe ou indirecte. Chercher à tout prix à correspondre à ce standard imposé crée une angoisse de performance qui bloque précisément votre excitation.
Pourquoi j'y arrive très bien seule, mais pas avec mon partenaire ?
C'est un motif de consultation très courant (anorgasmie sélective). Seule, vous contrôlez la pression, le rythme, et vous pouvez laisser libre cours à vos fantasmes sans crainte du jugement. Avec un partenaire, votre cerveau se met en alerte : vous vous inquiétez du temps que vous prenez, de votre apparence, ou du fait qu'il se fatigue. Cette "interférence cognitive" court-circuite votre système nerveux. La thérapie vous apprend à transposer la sécurité de la masturbation dans la relation à deux.
Dois-je le dire à mon partenaire ou continuer à simuler ?
Simuler est une stratégie d'adaptation très compréhensible pour éviter de blesser l'autre ou pour abréger un rapport devenu inconfortable. Cependant, à long terme, la simulation vous enferme dans un mensonge épuisant, valide chez votre partenaire des gestes qui ne vous font pas de bien, et construit un mur entre vous. La sexothérapie offre un cadre sécurisant pour vous aider à trouver les mots justes, arrêter de simuler sans générer de conflit, et repartir sur des bases honnêtes.
Est-ce que mes médicaments peuvent être responsables de ce blocage ?
C'est une piste essentielle à explorer. De nombreux médicaments, et tout particulièrement certains antidépresseurs (les inhibiteurs de la recapture de la sérotonine), ont pour effet secondaire direct de retarder fortement ou de bloquer totalement l'orgasme, tant chez la femme que chez l'homme. Si votre difficulté coïncide avec le début d'un traitement, n'arrêtez rien par vous-même, mais parlez-en à votre médecin prescripteur : des adaptations de dosage ou de molécule sont souvent possibles.
Doit-on consulter seule ou en couple pour un problème d'orgasme ?
Les deux approches sont valables. Il est souvent très libérateur de commencer la démarche seule. Cela vous permet d'aborder en toute intimité des sujets personnels comme votre rapport à la masturbation, votre image corporelle ou vos fantasmes. Par la suite, si vous êtes en relation, intégrer votre partenaire est très utile, notamment pour mettre en place des exercices corporels de couple (comme la focalisation sensorielle) et améliorer votre communication érotique.
Est-ce que c’est normal d’avoir moins de désir à certains moments de sa vie ?
Absolument. Le désir sexuel est par nature cyclique et fluctuant. Il varie au fil des jours, des mois, et s'adapte inévitablement aux différentes étapes et transitions de votre vie (grossesse, post-partum, ménopause, andropause, etc.). Une baisse d'envie est très souvent une simple réaction d'adaptation physiologique ou psychologique. Il est utopique et culpabilisant de penser que l'appétit sexuel doit rester linéaire et constant sur la durée.
Comment savoir si c’est vraiment un problème ou simplement une période ?
Les variations temporaires sont courantes et tout à fait normales. La situation devient un véritable trouble clinique (ou un motif de consultation) à partir du moment où cette absence d'élan s'installe dans la durée et, surtout, lorsqu'elle génère une souffrance personnelle ou des difficultés interpersonnelles. Si ce décalage crée de la détresse, un sentiment de culpabilité, ou nourrit des tensions, de la frustration et de l'éloignement au sein de votre couple, c'est le signe qu'un accompagnement peut vous aider.
Est-ce que cela veut dire que je n’aime plus mon ou ma partenaire ?
C'est une confusion très fréquente et génératrice de beaucoup d'angoisses, mais la réponse est non. L'amour (qui repose sur l'attachement, la tendresse, la sécurité et le "nous") et le désir sexuel (qui se nourrit de l'altérité, du mystère et de la distance) reposent sur des mécanismes bien différents. On peut ressentir un amour profond, sincère et un grand attachement pour son partenaire tout en traversant une perte de désir érotique.
Et si le stress, la fatigue ou la charge mentale prennent toute la place ?
C'est l'un des freins les plus puissants. Le cerveau a une capacité de traitement des informations limitée. Si votre esprit est saturé par les tracas du quotidien, la charge familiale, professionnelle ou une fatigue chronique, ces éléments agissent comme de puissants "distracteurs". Ils accaparent toutes vos ressources cognitives (c'est l'effet d'interférence) et bloquent mécaniquement l'émergence de la réponse sexuelle. Il est physiologiquement impossible d'être réceptif à l'érotisme quand le système nerveux est épuisé ou en état d'alerte.
Faut-il venir seul ou à deux ?
Une baisse de désir résonne toujours sur la dynamique du couple et affecte les deux partenaires. Il est donc très bénéfique de consulter à deux pour désamorcer les malentendus et rétablir le dialogue. Cependant, l'accompagnement inclut toujours des entretiens individuels en alternance. Ces moments seuls sont indispensables pour vous permettre d'aborder votre histoire sexuelle personnelle, vos éventuels blocages ou votre "jardin secret" (fantasmes, masturbation) en toute intimité et sans crainte du jugement. Vous pouvez d'ailleurs tout à fait initier la démarche seul·e.
Peut-on retrouver du désir sans se forcer ?
Oui, et c'est même la règle d'or absolue en sexothérapie : il ne faut jamais forcer. En thérapie, par le biais d'exercices corporels comme la focalisation sensorielle, vous réapprendrez à recevoir des caresses et à vous détendre progressivement, en excluant toute idée de pénétration et toute obligation de performance. L'envie renaît alors naturellement du confort et du plaisir ressentis, et non d'une contrainte.
Est-ce que cette différence de désir signifie qu'on ne s'aime plus ?
Non, c'est une confusion fréquente mais infondée. L'amour (qui repose sur l'attachement, la sécurité, la tendresse) et le désir (qui se nourrit de l'attraction, du mystère et de l'excitation) reposent sur des mécanismes bien différents. Il est très courant d'aimer profondément son partenaire sans pour autant ressentir une pulsion sexuelle à la même fréquence que lui. Le décalage de libido est une dynamique de couple complexe, pas un indicateur de désamour.
